Sommaire :

 

- La une de l'Essentiel Assemblée générale Mai 2013

- Quelques mots sur notre séjour à Nançy le 01 Décembre 2013

- Parcours, altimétrie et infos sur  le séjour "Loire Sauvage" et "Val de Loire"

 

 

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ASSEMBLEE GENERALE 2013

« Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre,au soleil. »

Jean Giraudoux

 

 

 

Bonjour à tous !

 

Voici venu le temps de l’ « Essentiel ». Je me fais rare et je peine à trouver du temps dans mon inactivité pour vous dévoiler ces petites choses qui font notre club. D’autant que j’ai plein d’idées rangées dans ma mémoire. J’en fais des listes interminables ! Si interminables que je n’en retrouve pas le fil. Mais il est juste de suivre le plus souvent possible, l’une des citations de Jean Cocteau :

« De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire. »

Ce dimanche, faute de sortie pour chute de neige, je suis allé me ressourcer en feuilletant « Instants uniques » ou 10 ans et plus d’aventures sympathiques entre copains.

Rien de tel pour rêvasser au chaud en planant sur ces feuillets que je vous re- recommande d’ailleurs. C’est une charmante suite d’aventures qui nous décoiffe, nous laisse pantois devant 14 ans d’audace, 14 ans de courage et de persévérance.

Il m’arrive d’ailleurs de revenir sur l’article : « comment est-ce possible ? Comment ai-je pu réaliser cet exploit ? Comment une telle équipe de sédentaires impénitents a-t-elle traversé cette épopée à la seule force de ses pieds? » En foulant les parois abruptes du Verdon, en parcourant le Jura, en s’immergeant dans le Mercantour et sa vallée des Merveilles, en randonnant sur les monts du Vercors, en bravant les rapides de la Sierra de Guarra, en bivouaquant sous les étoiles, en affrontant le vertige et l’abîme sur la passerelle d’ « Holzarte », en marchant au long cours sur les chemins de Compostelle et autres péripéties dignes de baroudeurs increvables.

Mais, tout ne relève pas de la « Chanson de Geste » ; Il est un temps pour s’affirmer, il est un temps pour paresser. On déambule sur les pavés de vieilles villes, on fait des balades au bord de l’eau, on flâne dans la nature, on cueille des champignons, on visite des caves, on se réchauffe au soleil sur une plage, on côtoie la culture, on entre dans l’histoire, on découvre des pays et surtout, surtout , on y mange et boit bien ! Petit pot au retour de balade et douceurs en cours, fin de réunions dans l’intimité des restos, soirées lectures et dégustatrices de fromages, de tapas, de tartes entre autres ! On festoie pour les rois, la chandeleur et le Beaujolais pour ne pas sacrifier aux rites culturels qui nous sont chers.

Ainsi va le club ! Et cela est bien .

Ce dimanche avait un goût de plaisir insouciant, un parfum d’épopées prestigieuses, une larme d’allégresse précieuse.

Je vous recommande à nouveau d’effleurer ce passé ; Votre jeunesse sera au rendez-vous et mille bonheurs vous élèveront vers le merveilleux.

D’ailleurs, après sa paisible lecture, envahi d’énergie, j’ai voulu vous faire partager mon enthousiasme et vous entraîner dans l’univers de ces deux dernières années.

 

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La ville est une aventure

Tous à Nancy

Après avoir joué les Aventuriers dans les canions de la Sierra de Guarra , les Découvreurs du Vercors, les pêcheurs au Cap Nord, les Robinsons en baie de Somme ou Pèlerins vers St Jacques de Compostelle, le temps passant, nous ne dédaignons pas de longues errances à Barcelone, la béatitude devant l’hôtel des Cariatides à Lille, les découvertes artistiques de Nantes ou la contemplation des cathédrales à dôme de St Petersburg.

Nous, vrais randonneurs de l’extrême nous nous tournons régulièrement vers les « treks urbains ». Mais pour le casanier accro de ses pantoufles et « ranronneur » éternel au coin du feu devant une pile de bouquins, la ville ne se résume pas au shopping et peut se vivre comme une aventure sac sur le dos, groles aux pieds et sens aux aguets. La ville est territoire inconnu qui nous entraîne à partager son comportement culturel, à appréhender l’évolution de son histoire et à en comprendre ses révolutions.

Ainsi, au hasard d’un article effleurant les atours de la Meurthe et Moselle , l’idée d’associer Nancy au marché de Noël de Strasbourg, dont le renom dépasse nos frontières, devint réalité.

Nancy belle en Décembre ?

Certains trouveront l’idée étrange tant la cité et son territoire paraissent loin de la carte postale idyllique. Pourtant, ce pari osé interpelle nombre de membres de notre concept « Nature et K’ulture ». Le marché de Noël me semble d’un excellent effet marketing pour qui hésite à fouler cette cité éloignée des circuits touristiques. Et pourtant, pourtant, ce ne fut point le cas. Nos amis, touristes avertis, aventuriers dans l’âme, cherchent en fait ces fragrances d’inconnu, ces frissons de doute, cet appel à la découverte que Nancy promet.

Bien sûr, l’hébergement reste un élément majeur à la réussite de l’escapade. De fait, loin des hébergements collectifs, des bivouacs sous les étoiles, des refuges montagnards et autres chambrées sur les voies de St Jacques, le charme de la maison de Myon maison de chanoine du XVIIIe siècle au cœur d’un quartier historique voué à la vie religieuse du vieux Nancy distille nos sensations. L’alchimie du bien être, du bonheur de l’instant circule en nous dés le premier regard , au gré des méridiennes , meubles au design contemporain, œuvres d’arts, enchantement et couleurs des chambres, salons cosy. Tout une mise en valeur des espaces pour nos futurs temps de pause.

Nancy se dévoile en cette vraie journée d’hiver. J’aime le froid et ce ciel plombé .Il rafraichit les idées et donne encore plus de charme à cette fameuse et attendue place Stanislas, une solennité singulière.

Les gens emmitouflés pressent le pas. Très vite, haut dans le ciel, une lueur fragile souligne ce frêle rayon qui accompagne notre première visite. Il n’est pas désagréable de suivre le guide par les rues à l’atmosphère quelque peu slave. Dans ce centre ancien, assoupi, les seuls éclats de voix, les seuls promeneurs nonchalants viennent de notre groupe à l’assaut de la cité.

Cette première équipée, semble mêler deux époques lointaines : d’un côté, le 18e siècle, siècle des lumières associé à une certaine liberté de penser, de liberté des plaisirs où l’homme est au centre des préoccupations. D’un autre, la richesse industrielle du 19 e siècle et l’émergence de l’art nouveau.

Ainsi, Nancy offre l'exemple le plus ancien et le plus typique d'une capitale moderne dans laquelle un monarque éclairé ( Stanislas Leszczynski, prétendant malheureux au trône de Pologne, et beau-père du roi de France Louis XV, qui reçut le duché de Lorraine à vie pour prix de son abdication), se montre soucieux d'utilité publique et cherche à satisfaire aux besoins de sa population. Ce projet habilement conçu a abouti à créer une capitale qui, tout en accroissant le prestige de son souverain, répondait aussi brillamment à sa vocation fonctionnelle. Elle illustre une étape significative de l'histoire urbaine. L’actuelle place Stanislas construite entre 1752 et 1756 par une brillante équipe conduite par l'architecte Héré, composée du ferronnier Jean Lamour et des sculpteurs Guibal et Cyfflé en démontre l’intelligence. Les constructions de Nancy datant de cette époque sont les plus belles créations faites sous le patronage de ce prince.

Nous voici de retour place Stanislas. Le froid est vif. L’eau jaillissante des fontaines souligne la majesté du site et son ordonnancement harmonieux. Cela dit, une boisson chaude serait bienvenue pour rebondir vers cette seconde partie de matinée. Avec gravité, nous le décidons. La Brasserie jean Lamour (située sur l'emplacement du café Royal qui existait dès 1755) ne peut que nous accueillir. Le jus de pomme chaud à la cannelle obtient quelques suffrages, alors que d’autres n’hésitent pas à plonger le nez dans la blanche écume d’un irish coffee. Il est temps de suivre à nouveau le guide.

A cloche pied entre les siècles ;

« Il faut savoir qu’après le rattachement à la France au XVIIIe siècle, Nancy a perdu une grande partie de son attractivité et, en 1850, elle ne possède que 40 000 habitants. Les constructions du canal de la Marne au Rhin en1851, et de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Strasbourg en 1856, permettent le développement des industries chimique et sidérurgique en entraînent un nouvel essor de la ville . Des activités traditionnelles comme la céramique et le travail du verre trouvent un nouveau regain.

Mais c'est l'annexion de 1870 qui fait de Nancy la capitale de l'est de la France. L'afflux d'Alsaciens-Mosellans fuyant l'annexion allemande (Le traité de Francfort du 10 mai 1871 entérine l’annexion de fait de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine comprenant la ville de Metz. En 1872, les habitants ayant opté pour la France vont s’installer en Lorraine française, notamment à Nancy, à Paris ou en Algérie) entraîne le développement de l'activité économique et intellectuelle ainsi que la construction de nouveaux quartiers. L'Art nouveau sert de ciment culturel pour ces optants qui ont trouvé refuge à Nancy ». C'est ainsi qu'Émile Gallé (il propose un retour à la nature comme unique source de motifs artistiques), Daum Frères, Jacques Grüber, Louis Majorelle, Victor Prouvé et Eugène Vallin, ont assis le mouvement et ont pour but de faire rayonner la ville de par sa maîtrise des industries et son artisanat d'art c'est-à-dire le cristal , le bois , le verre , le bronze , la faïence , la céramique. Durant cette pleine période d’industrialisation, cet art décoratif met le travail de l’artisan au cœur de la création en opposition au travail sans émotion de la machine. Il s’agit, en outre, d’orner de sensibilité un monde plongé dans l’industrialisation, en s’inspirant des courbes de la nature, des insectes, des fleurs, tout en s’appuyant sur des styles latins déjà connus comme le baroque et le rococo.

Pour qui sait bien la regarder, Nancy dévoile un visage plus amène avec ses façades dont les pierres ouvragées, les vitraux délicats, les ornements architecturaux en fer forgé et le travail du bois s’harmonisent à merveille avec cette lumière hivernale.

D’ailleurs, si l’on vous disait que vous resteriez un bon moment dans une banque rien que pour le plaisir des yeux, le croirez-vous? Une verrière de 250 m2 signé jacques Grüber illumine la salle principale. Nous savourons l’instant.

Sous un ciel souvent bas, échappant à la pluie, nous flânons vers ces lieux qui ont su nous séduire,

Le musée des beaux arts qui témoigne dans ses murs de l’architecture et de l’évolution urbaine de Nancy, avec la mise en valeur des vestiges de fortifications du XVème au XVIIème siècle au sous-sol. Bien plus que les toiles contemporaines, La collection de la cristallerie Daum me séduit. Je tourbillonne autour des 100 ans de sa production où les œuvres admirables toutes en courbes laissent filtrer un nombre infini de nuances. Entre les deux places classées UNESCO , le parc de la Pépinière et ses essences rares, jadis pépinière royale, surprend par son ampleur. L’élégant kiosque à musique dont les décorations et les dorures dévoile sa glorieuse histoire s’imagine au printemps, sous l’ombre profonde des chênes et séquoias, invitant le passant au concert du printemps. J’entends déjà, les saisons de Tchaïkovski et le chant de l’alouette qui recrée l’atmosphère quant le froid s’estompe et que les premiers rayons de soleil éclairent une nature endormie. Mais en cette fin d’après midi de vide et de mélancolie, sous les arbres nus, nous pressons le pas vers notre maison d’hôtes.

« Tout bonheur commence par un petit-déjeuner tranquille. » Adoptons comme maxime cette phrase empruntée à William Somerset Maugham. Ce moment unique, somptueux de simplicité reste une douce parenthèse entre le réveil des sens et l’immersion dans la froidure matinale. Les boissons, les mets et les douceurs parfumées virevoltent dans ce ballet de mains. L’appétit exacerbé par cette mise en scène, attise notre gestuelle lente, opulente de technicité appropriée à ce moment de calme, de sérénité. Chacun, tartine, étale, saupoudre, goutte, épluche, tranche, verse, touille dans ce climat douillet propice aux échanges chaleureux. Il donne ainsi aux uns et aux autres l’occasion de se retrouver et de délier nos paroles au point du jour de nos inhumaines pérégrinations. Le mot du matin dédié au sourire, (il faut savoir que « 7 muscles et 17 secondes de sourire sincère sont nécessaires pour inonder notre cortex de bien-être. Le mouvement développé par les muscles faciaux au moment du sourire favorise en effet la production d’endorphines et plongent notre cerveau dans un état de détente ».) Attendu et espéré que Manu « Grand Maître de cérémonie » diffuse à ses disciples sonne les réjouissances.

 

L’art nouveau ou art déco ?

 

Texte intéressant récupéré sur un blog.

 

« Aussi étonnant que cela puisse paraître à d’aussi éminents lecteurs que ceux de ce carnet, j’ai récemment réalisé que quelques personnes de mon entourage confondaient allègrement « Art nouveau » et « Art déco ». Un petit tour sur internet me confirma que cette confusion était suffisamment commune pour que je m’astreigne à griffonner un petit billet sur le sujet (et à l'illustrer d'un florilège d'images).

Voici donc quelques lignes simples qui vous permettront de faire définitivement la différence entre ces deux grands mouvements artistiques, proches dans le temps mais totalement opposés dans le style.

L’Art nouveau est l’art de la fin du XIXe siècle et du tout début du XXe. C’est « l’art de la belle époque ». Ce mouvement artistique qui accompagna le changement de siècle naquit en réaction à la révolution industrielle qui transformait l’Europe en société industrielle. Il prônait donc le retour de la nature au centre de l’Art (et de la ville).

L'Art nouveau se caractérise donc par des formes ondoyantes et enchevêtrées, des volutes, des enroulements, des arabesques, et privilégie l’esthétiques des courbes et des asymétries. C’est l’art de l’ornementation, des plantes, des fleurs. Cet art de l’émotion et de la sensualité s’exprima dans tous les domaines, de l’architecture au mobilier, de la sculpture à la mode, de la calligraphie à la joaillerie. Bien souvent, on le retrouve dans des travaux de ferronneries, des mosaïques, des fresques ou des vitraux. Enfin, quelques-uns de ses plus célèbres représentants furent Hector Guimard (les célèbres entrées du métro parisien), Alfons Mucha, Emile Gallé, Louis Majorelle ou Antoni Gaudi.

Bref, si vous ne deviez retenir qu’un adjectif caractérisant cet art de la nature, retenez celui de « pittoresque ».

L’Art déco succéda à l’Art nouveau, et vit son apogée dans les années vingt, autour de « l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes » (Paris, 1925) qui lui donna son nom. C’est « l’art des années folles ». Il naquit justement en réaction à l’Art nouveau, en rupture avec cet art des circonvolutions que ces nouveaux artistes moquaient comme « l’art nouille ».

Par essence, l’Art déco est donc l’art du modernisme, du propos direct et droit. C’est l’art de la géométrie, de l’ordre, de la symétrie, de la sobriété. C’est l’art des angles, des pans coupés, des cercles, des arrondis et des octogones, qui dans la peinture, trouva son écho dans le cubisme. L’Art déco est l’art du retour en grâce de la technique : c’est l’art de la science, des découvertes, des voyages (trains, paquebots, hôtels), de l’automobile, de l’aviation. Cet art « stylisé » est souvent caractérisé par des socles, de la marqueterie, ou des luxueux matériaux de l’époque, en provenance des colonies : des bois exotiques (l’ébène de macassar), du galuchat, de l’ivoire, de la laque. Enfin, notez que l’Art déco, né comme un mouvement extrêmement luxueux, devint aussi un art de crise, suite à la crise de 29. L’Art déco devint donc un art de masse au début des années 30, utilisant un tout nouveau matériau : le plastique. A ce titre, l’Art déco marqua d’ailleurs la naissance du design.

L'Art déco, art de la modernité, colle avec son époque : là où l’Art nouveau vantait une femme arrondie, bucolique et poète, l’Art déco révèle une toute nouvelle femme, longiligne, mince, élancée, habillées à la mode, voire androgyne, en totale rupture avec la représentation artistique classique de la femme. C’est l’art de la femme moderne, précurseur de la femme actuelle. Parmi les artistes les plus célèbres de l’Art déco, citons Jacques-Emile Ruhlmann, Jules Leleu ou René Lalique.

Bref, si vous ne deviez retenir qu’un adjectif caractérisant l’art déco, retenez celui que j’ai dû répéter 10 fois : « moderne ».

 

 

 

Ces quelques images aprés le texte  synthétiseront ces quelques lignes :

ART NOUVEAU - ART DECO

 

La différence est flagrante, n'est-ce pas ? Au fait, maintenant que vous êtes devenu un expert chevronné, préférez-vous l'Art nouveau ou l'Art déco ? Christophe Courtois

 

La dernière journée, permit de compléter nos connaissances, de suivre un circuit connu par quelques initiés et qui concentre quelques beaux exemples d’architecture. La nature semble avoir absorbée chaque façade, chaque verrière, chaque rampe, chaque porte. Tout n’est que lignes courbes et ondulations. La maison Majorelle bien que fermée au public, offre ses façades alliant l’art et la technique de ce mouvement moderniste. A quelques pas de là, le musée de l’école de Nançy rare musée français dédié à un mouvement artistique, essaie de restituer l’atmosphère de cette période. Nous entrons dans l’intimité des œuvres uniques et prestigieuses de ces artisans-artistes fondateurs de l’école de Nancy.

Plus tard, le repas à base de tartines élégantes et raffinées, nous permet d’attendre l’instant d’immersion dans les coulisses de l’opéra national de lorraine. Opéra à l’italienne dans les tons de rouge, or et blanc, décorée de stucs, d’ornements et de statues, donnent à cet ensemble, une unité remarquable de style classique. Seul le « salon oriental » présente les caractéristiques de l’Art Nouveau.

Chers amis, peut être arriverez-vous après mille et un effort de courtoisie à ce paragraphe. Alors poursuivez de quelques lignes cette lecture. Sachez qu’humblement j’ai essayé de me remémorer certains moments particuliers de connaissances techniques et de volupté culturelle durant ces trois pleines journées. Ainsi, j’ai personnellement pris un immense plaisir à m’immerger dans la réalisation et la confection d’œuvres de cette sublime matière qui est le cristal et dont l’alchimie me bouleverse. J’ai pu enfin m’approprier la réalité de l’Art Nouveau que nous découvrons si souvent par l’intermédiaire d’auteurs, experts de cette période. Ainsi, après avoir eu la chance de pénétrer l’un des berceaux de l’Art Nouveau à Prague dont Alfonse Mucha fût le précurseur, me voici doublement séduit par l’œuvre Nancéenne.

Nous voici donc au seuil du départ. Mais, me direz-vous, ne manque t-il pas un paragraphe à ce si bel ordonnancement ?

N’allons-nous pas traiter de la gastronomie nancéenne ? Des douceurs découvertes ?

En effet, le bien manger et le bien boire sont indéfectibles de nos découvertes citadines. Dans le cas présent, les lieux et leurs repas restent un élément majeur intégré dans l’étude de ce séjour qui me semble somme toute réussit. Ainsi, « Le Bouche à Oreille » dont les plats choisis restent antinomiques à un régime minceur. Bien plus que cette générosité culinaire, il nous offre une seconde jeunesse au contact de cette vague étudiante qui rit et qui vit dans ce décor de bric et de broc étonnement élégant. Peut-être préférez-vous, le luxe de cette brasserie incontournable ? « L’Excelsior » dont le cadre Art Nouveau fige le temps. Beauté, art de vivre, luxe et volupté en toute simplicité ; J’ai aimé. De « L’Excelsior » à « L’Impromptu » un monde nous sépare. Le marché couvert, une serre et quelques tables pour le décor. Un service rapide, souriant et affable pour l’équipe, une cuisine inventive, des produits frais pour le menu du jour et, cerise sur les finances, un prix à vous renverser dans les choux ou les courges butternut. Le soir venu, dans ce cadre familial de la maison de Myon, un dîner de départ avant de nouvelles aventures. Le Chef nous semble décalé. L’excentricité du personnage se démarque de la présentation ostentatoire de notre hôte Martine. Pourtant, la cuisine authentique et délicate en accord avec les vins nous donne du bonheur. Là est l’essentiel.

Au plaisir d’une nouvelle rencontre

Manu

Séjour Nancy du 1er au 05 Décembre 2013

 

 

 

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TREKKING  LA LOIRE SAUVAGE ET LE VAL DE LOIRE

 


"A 1000 km de sa jonction avec l'océan, la Loire n'est pas encore un long fleuve tranquille. Des forteresses gardent ses gorges qui louvoient entre les forêts et les volcans."

 

 

Parcours, altimétrie et informations  techniques  de  chaque étape 

 

1 ere étape :  Mont Gerbier de Jonc  - Lac d'Issarles

 

Première étape, premiers émois, première fatigue, premier rythme, première sérénité, premier émerveillement...

 

 

Hébergement : Chalets avec chambres - camping du Lac

Dîner en ville 

2 eme étape :  Lac d'issarles  -  Goudet

 

Situé dans la haute vallée de la LOIRE, à 760 mètre d’altitude, au pied des vestiges du Château de Beaufort, GOUDET, est un village où se croisent trois chemins de grandes randonnées (GR 70 Stevenson, GR 40 Tour des volcans du Velay et le GR 3 Sentier de la Loire).

 

Hébergement et dîner  :  Gîte du Pipet  à Goudet en 1/2 pension

 

"Famille d’agriculteurs, installés depuis 1989, nous élevons des vaches laitières, des moutons, une basse courfamiliale et un grand potager en agriculture biologique. Notre Gîte d'étape du pipet, nos meublés, notre ferme auberge du Pipet, notre ferme sont là pour vous faire passer des moments inoubliables.
Vous serez les bienvenus, comme d’habitude, depuis plus de 20 ans. "

3 eme étape :  Goudet  -  Le Puy en Velay

 


Une étape riche de montagnes russes et longue comme un jour sans pain. Mais n'ayez crainte, nous lui montrerons notre hargne et notre courage avec ou sans notre carrosse !

Hébergement :  Hôtel le Bilboquet 

Dîner en ville :  "Bambou et Basilique"  pour estomper nos maux du jour et revivifier nos papilles.

 

4 eme étape  : Le Puy en Velay  -  Vorey sur Arzon

 


Est-il rêve irraisonnable que de quitter la ville en voiture pour éviter une zone urbaine ou industrielle ? 

Mon oeil petit Farceur ! Oserais-tu invoquer un gain de  quelques kilomètres, Toi grand  marcheur devant l'Eternel ? 

 

 

 

Hébergement  :  Gîte municipal   

Dîner : Auberge la Renouée, une table où l'on est bien dans ses pantoufles.

5 eme étape  :  Vorey sur Arzon  -  Retournac


Aurons-nous le privilège de croiser le héron Bihoreau gris, le milan royal,

le circaète Jean le Blanc grand chasseur de reptiles, ou encore la bondrée

apivore et l'aigle botté ? 

 

 

Hébergement et dîner :  Gîte ferme équestre Les Revers 

6 eme étape  :  Retournac  -  Bas en Basset


Il monte, descend, grimpe, glisse, voila l'histoire de ce bout de chemin!

 

Hébergement :  hôtel de la Loire

Dîner : auberge des Pich's

 

7 eme étape  :  Bas en Basset  -  Aurec sur Loire

 

Voici venir le temps de l'au revoir. Les uns retrouvent la plage, le sable chaud et un, Oh combien veinard, le travail! D'autres se réjouissent déja, de fouler les empreintes de nos rois, au rythme lent des flots assagis d'une Loire estivale.

 

Pour nous qui poursuivons flamme haute et fleur au chapeau, l'hébergement du centre d'Aurec sur Loire dédié aux gueux et vagabonds nous accueillera.

 

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LE VAL DE LOIRE

 

La vallée des Rois

 

Nous sommes heureux de retrouver notre amie Martine au départ de Tours. 

 

1ere étape  : Tours  -  Villandry - Azay le Rideau


Tours, du nom des Turones, tribu gauloise qui fit du lieu sa capitale.


Villandry 18 km de Tours, joyau de la renaissance, ne peut nous laisser indifférents. Le fantôme de Jean Le Breton , ministre des finances de François 1er et bâtisseur de Villandry serait fort mécontent de notre insensibilité. Peut être pourrions nous finir l'étape en carosse ? 

 

 


Hébergement  :  Tours :                   Hôtel Foch

                            Azay le Rideau  :   Hôtel de Biencourt

Dîner : en ville

 

 

 

2 eme  étape  :  Azay le Rideau  -  St Benoit en Forêt

 

A gauche de la route venant de Rivarennes, au moment où elle s’engage dans la forêt de Chinon, se détache un petit chemin descendant dans un frais vallon, entouré de bois. Là dans le calme et le silence de cette solitude forestière, s’élevait jadis l’abbaye de Turpenay. Des nombreux bâtiments qui la composaient et dont une aquarelle de Gaignières de 1699 donne la disposition, ne subsistent que des vestiges .

 


Hébergement  :  Gîte La Balonnière

 

Dîner : Gîte La Balonnière

3 eme  étape  :  St Benoit en Forêt  -  Chinon

 


Chapelle Sainte Radegonde, En 546, un certain Jean, dit "le Reclus", s'installa en ermite dans une cavité du coteau de Chinon. Il y reçut la visite de Radegonde de Poitiers, reine des Francs. Un escalier antique percé dans le sol conduit à une source, jadis réputée pour ses vertus miraculeuses. 

 

Le vin et la littérature ont toujours fait bon ménage. C'est ainsi que Chinon et Rabelais sont indissociables.

 

 

 


Hébergement  :  Hôtel St Jacques

 

Dîner  :  en ville

4 eme  étape  :  Chinon  -  Montsoreau

 

 

 

Si nous ne devions visiter qu'un seul site troglodytique, le village de Turcant est celui là. Dites moi " Chères  Pintades" êtes vous prêtes à raccourcir l'étape pour vagabonder à Turcant ? 

 

Mais au fait, nos pas foulent un haut lieu spirituel  fondé en 1101. L'abbaye de Fontevraud constitue l'une des plus grandes cités monastiques d'Europe. Pétronille de Chemillé, intronisée en 1115, est la première abbesse à diriger l'ensemble de la communauté monastique, y compris masculine. C'est ici que seront éduquées les quatre filles cadettes de Louis XV. L'Abbaye compta prés de 5000 moines en 1245.  Nous ne pouvons l'ignorer! 

 

 


Hébergement  :  Camping Isle Verte 

 

Dîner  :  en ville; pourquoi pas dans un resto trogloditique

5 eme  étape  :  Montsoreau  -  Saumur

 


Aurez-vous le privilège de rencontrer un écuyer du cadre Noir?

Au coeur du patrimoine mondial de Val de Loire, Saumur est riche de son histoire, comme le disait Balzac dans Eugénie Grandet : "l'histoire de France est là tout entière".

 


Hébergement  :  Hôtel l'Ecuyer

 

Dîner :  en ville

6 eme  étape  :  Saumur  -  Chenehutte

 

 

De forêts en hameau troglodytes 


Hébergement  :  surprise ! surprise ...

 

Dîner  :  en ville

7 eme  étape  :  Chenehutte  -  St Remy la Varenne

 


Angers, capitale de l'Anjou sonne la fin de recréation. Un dernier petit plaisir; flâner dans le pittoresque quartier de la Doutre. 

 


Hébergemnt  :  Angers  :  Hôtel de l'Europe

 

Dîner :   en ville

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A  TRES  BIENTôT

 

Manu et Germaine

« Je me suis noué au cou un foulard de pleine lune.

Dans ma poche ai mis un bout de pain et deux ou trois prunes.

J’ai chaussé mes gros souliers, pris mon chapeau de tempête.

Et je m’en suis allé. Esprit clair et cœur en fête.

J’irai jusqu’au bout du monde.

Et je rentrerai chez moi. »

Arthur Haulot